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C’est la première fois que vous lisez ce blogue?
Alors, nous vous souhaitons la bienvenue! Le blogue de biofloris existe depuis presque deux ans. Au cas où ça serait la première fois que vous le lisez, notre billet d’aujourd’hui résume en quelques lignes en quoi il consiste. Bref, nous nous permettons de nous présenter !
En quelques mots
Pourquoi le blogue a-t-il été créé?
Le blogue biofloris nous paraît un medium parfait pour véhiculer les types de messages qui nous tiennent à cœur. « Comment faire pour me débarrasser de ces insectes nuisibles qui ne cessent de me déranger? ». « Qu’est-ce je peux faire pour éviter tous ces trous dans les feuilles de mon basilic ? » Un blogue spécialisé en solutions biologiques pour palier à des problèmes de jardinage, voilà une bonne façon d’amener les gens à soigner leur jardin sans utiliser des pesticides chimiques.
Après tout, cela ne fait pas si longtemps que des règlements visant à bannir ou à limiter l’utilisation de pesticides chimiques existent (2007, à titre d’exemple, pour la province du Québec au Canada). Le blogue fournit des explications plus détaillées aux renseignements fournis sur notre site Internet, http://www.biofloris.com/ et dans notre encyclopédie des insectes ravageurs. De surcroît, et ceci est d’une valeur indéniable, le blogue permet à biofloris de recevoir et de partager les commentaires et les suggestions contribués par nos lecteurs.
Le genre de conseils que nous fournissons
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Les insectes bénéfiques constituent un moyen très efficace pour contrôler, même enrayer, les insectes ravageurs
- Si utilisés correctement, les insecticides naturels, non-chimiques, tels que l’huile de Neem ou le savon insecticide sont très efficaces
- Il est important d’examiner soigneusement les dommages à vos plantes, afin de pouvoir identifier correctement quel insecte ravageur ou quelle maladie est à la base du problème. Ainsi, le choix de la meilleure solution pour y palier (produit insecticide ou insecte bénéfique) se fait plus facilement.
- Différents problèmes de jardinage surviennent à différents moments de l’année; une bonne vigilance est essentielle.
Demeurez à l’écoute! Notre billet de la semaine prochaine fournira un survol des insectes bénéfiques à utiliser dans votre jardin.
Photos: http://www.biofloris.com/
Oh, ces cochenilles…
La semaine dernière, notre billet portait sur l’huile de Neem et mentionnait que cette dernière ne constituait pas nécessairement une bonne solution pour se débarrasser d’insectes ravageurs tels que les cochenilles ou les pucerons (par contre, Trevor Thomas a souligné qu’une fois qu’on a réussi à faire disparaître de tels intrus, l’huile de Neem était très efficace pour faire de sorte qu’ils ne reviennent pas). Comment faire, donc, pour enrayer des insectes nuisibles comme les pucerons ou les cochenilles?
Pour la réponse à cette question, nous vous invitons à lire ou à relire notre billet de l’an dernier que nous reproduisons ici et qui fournit des conseils très concrets, étape par étape, pour se défaire d’insectes ravageurs, en particulier les cochenilles, qui peuvent affecter vos plantes intérieures.
« Si vous apercevez un genre de petite boule de poussière blanche sur une de vos plantes, cela mérite probablement d’être examiné de plus près. Il se peut que vous ayez un problème de cochenilles. Il y a plusieurs types de cochenilles mais la cochenille la plus fréquemment trouvée sur les plantes intérieures en Amérique du Nord est la cochenille de l’oranger. Ce nom n’a rien à voir avec le type de plante que vous avez chez vous, ni avec les fruits comme tels, ni avec le fait que vous aimez peut-être manger des oranges.
Les cochenilles de l’oranger ne sont pas très mobiles et aiment particulièrement se tenir dans les parties plus protégées des plantes, notamment dans les creux où la feuille joint la tige. Vous allez également remarquer les cochenilles sur les feuilles, surtout les feuilles plus jeunes et donc plus tendres. Les cochenilles adultes sont couvertes d’un espèce de « manteau » poilu, cireux, rosâtre. Les jeunes cochenilles sont plus mobiles et ne se distinguent pas par un « ciré » poilu; elles peuvent facilement se promener d’une plante à l’autre, souvent à la recherche de feuilles et de tiges plus tendres, puis elles s’y accrochent et commencent à boire tout le liquide contenu dans la plante.
Il est difficile, mais pas impossible, de se débarrasser de cochenilles.
Tout d’abord, il importe d’isoler la plante infectée et de la traiter. Il est également recommandé d’isoler les plantes avoisinantes car elles aussi peuvent être infectées. Prenez soin de bien nettoyer les bords de fenêtres avec du savon insecticide de façon à enrayer des cochenilles itinérantes.
Pour vous débarrasser des cochenilles, prenez soin d’humecter la surface entière de la plante, y compris toutes les fissures dans les tiges dans lesquelles pourraient se cacher les cochenilles, avec du savon insecticide. Il est très important de répéter l’application de savon insecticide trois ou quatre jours plus tard. Un de mes amis biologiste « attaque » les cochenilles qu’il trouve avec un cure-oreilles imbibé d’alcool dénaturé. Ceci constitue un travail excessivement fastidieux et, par ailleurs, précise-t-il, une approche qui ne l’a jamais amené à enrayer complètement le problème. Dans un blogue récent, j’ai suggéré l’huile de neem comme produit alternatif au savon insecticide. Plusieurs personnes m’ont écrit pour me signaler qu’une combinaison de savon insecticide et de l’huile de neem constitue probablement la meilleure solution. Autrement dit, il s’agit de faire des applications répétées de savon insecticide, puis d’appliquer l’huile de neem. L’avantage de l’huile de neem elle qu’elle reste sur les plantes, les rendant donc moins alléchantes pour les cochenilles ou autres insectes nuisibles nouvellement arrivés. Le savon, lui, tend a perdre son efficacité une fois séché. »
http://www.biofloris.com/blog_fr/2010/02/25/traiter-les-cochenilles-sur-vos-plantes-interieures/
Un petit topo sur les avantages de l’huile de neem
Un de nos lecteurs, Trevor Thomas, de Burnaby en Colombie Britannique, nous a gentiment fait parvenir ce texte portant sur l’huile de neem.
« J’ai découvert l’utilisation de l’huile de neem comme insectifuge grâce à la ‘Vancouver Orchid Society’. L’huile de neem provient d’un arbre que l’on retrouve en Inde. Il s’agit une substance brune et huileuse qui, je crois, est très amère, d’où ses qualités d’insectifuge. Parce qu’elle est non-toxique, elle est idéale pour les plantes intérieures.
Pure ou mélangée ?
Vous pouvez acheter de l’huile de neem pure et la mélanger avec du savon liquide; vous pouvez aussi vous procurer l’huile de neem déjà mélangée. Personnellement j’ai eu beaucoup de difficultés à retrouver de l’huile de neem pure en magasin. Je l’ai vue vendue dans un vaporisateur, mis en marché pour améliorer la texture des feuilles des plantes.
Effets désirables
Un effet très désirable de l’huile de neem est la texture brillante et cireuse qu’elle donne aux feuilles de vos plantes. Toutefois, je crois que l’huile de neem est surtout un insectifuge. Si votre plante est infestée de cochenilles ou de pucerons, il est fort probable que l’huile de neem ne constitue pas la meilleure solution; mais une fois que vous aurez éliminé les intrus, je recommanderais sans faute une application hebdomadaire de l’huile de neem à vos plantes. »
Écrivez-nous
Faites-nous savoir quand, comment et sous quelle forme vous utilisez l’huile de neem. Nous aimerions bien en lire plus sur le sujet ! Vous pouvez aussi lire ou relire notre billet de l’an dernier :
http://www.biofloris.com/blog_fr/2010/01/26/l%e2%80%99huile-de-neem-pour-les-plantes-interieures/
La LIP ? La lutte intégrée contre les parasites ?
Il est important que les jardiniers se familiarisent non seulement avec les soins de santé des plantes, mais également avec la lutte intégrée contre les parasites.
Certes, la LIP peut être considérée comme étant une « approche réactionnaire », mais pas dans un sens négatif. La LIP signifie tout simplement que, lors d’un problème d’organisme nuisible, il existe une approche systématique pour y palier de façon rapide et sécuritaire.
1) Vérifiez votre programme d’entretien – un jardin mal entretenu est souvent instigateur de problèmes d’organismes nuisibles ou de maladies.
2) S’il s’agit de problèmes mineurs, déployez des moyens mécaniques – ils sont souvent moins dispendieux et très efficaces. À titre d’exemple, attachez des morceaux de toile autour des troncs d’arbres pour empêcher les chenilles de migrer avant de se transformer en chrysalide. Les limaces se dirigeront avec grand plaisir vers des bols peu profonds remplis de bière et placés au niveau du sol. Placez des petits bouts de vieux tuyaux d’arrosage par ci et par là dans votre jardin – les perce-oreilles y iront se cacher pendant le jour. Une fois tous ces insectes nuisibles « amassés », vous pouvez les jeter dans un seau contenant un mélange d’eau et de savon insecticide.
3) Relâchez des insectes prédateurs (bénéfiques) au sein de votre jardin et assurez-vous de leur créer un habitat dans lequel ils souhaiteront avoir une présence permanente sur votre terrain; pour commencer, offrez leur une source d’eau et des plantes à fleurs les approvisionnant en nectar. Il est aussi une bonne idée d’encourager l’accueil de différents types d’oiseaux.
4) Puis, si le problème perdure, utilisez un pesticide biologique tel que le savon insecticide, la terre de diatomée ou de l’huile pour l’horticulture.
La prémisse de base d’une LIP est de commencer par des efforts visant à contrôler les populations existantes d’insectes nuisibles et non de les enrayer. Les insectes ont des cycles naturels de croissance forte et de croissance faible; parfois, même nos meilleurs efforts d’entretien nécessitent une assistance additionnelle.










